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Poussière de fée

L'univers de Poussière de fée

RACES FANTASTIQUES :

Introduction :

Dans l’univers de Poussière de Fée, un grand nombre d’êtres mythologiques existent réellement. Leur coexistence crée des situations inconnues de notre univers.

Avant de développer une civilisation stable et moderne, les peuples du monde ont dû apprendre à vivre entre eux, avec des races dont les différences étaient beaucoup plus profondes que la couleur de leur peau. Bien qu’il fut établi que les races humanoïdes aient des facultés équivalentes, chacune possède des caractéristiques physiques et psychologiques uniques. La politique, l’urbanisme, l’industrie et la science en sont marqués, pour le meilleur et pour le pire.

Une métropole comme Rieville est assurée d’abriter des communautés de chacune de ces races, à l’exception de celles dont les besoins s'accordent mal au climat de la région. Vu la taille des habitants, qui varie de moins de cinq cent grammes à plus de trois cent kilogrammes, les infrastructures doivent être adaptées, parfois en construisant des quartiers spécialisés. Si ces ghettos servent parfois aussi à diviser socialement et économiquement, ce n'est qu'un accident regrettable, qu'on se le dise!

La société est moderne et tente de combattre le racisme, mais ce n'est pas une tâche simple. Des entreprises peuvent avoir un besoin légitime de restreindre leur clientèle ou leur main-d’œuvre à certaines races : par exemple, une petite entreprise maintenue par des fées peut être honnêtement incapable de fournir des services adéquats aux races géantes. S'assurer que ces restrictions sont bien le résultat des capacités de l'entreprise et non des préjugés de ses propriétaires est le but d'un système complexe de permis et d'inspections.

Fées :

Les fées constituent la race la plus petite et la plus délicate de tous les humanoïdes. Un individu moyen mesure environ quarante centimètres et pèse un peu plus de quatre cent grammes. Les caractères sexuels secondaires sont réduits, car l’adaptation au vol rend le poids superflus indésirable. Les fées ne semblent pas vieillir, mais leur espérance de vie est limitée par leur petite taille qui les expose aux accidents et aux prédateurs.

Les ailes des fées sont constituées de kératine et poussent constamment. En s'usant, leur surface produit la poussière de fée, un hallucinogène à action rapide. Lorsqu’elles se sentent menacées, les fées projettent un nuage de poussière capable de désorienter leurs prédateurs. Certains humanoïdes proches des fées résistent à l’effet de la poussière, mais la majorité y est vulnérable. L'usage récréatif de la poussière est répandu, mais son abus est lié à des troubles psychologiques et la surdose est mortelle.

Peu importe leur niveau d’intelligence, les conservent une naïveté infantile sur les sujets qui les mettent mal à l’aise. On croit que cette innocence aide à les préserver des traumatismes favorisés par leur fragilité physique. Il est en effet rare qu’une fée arrive à l’âge adulte sans avoir vu au moins un camarade dévoré par un carnivore ou écrasé par les pieds d’un humain distrait.

Les fées vivent dans les climats de tempérés à chauds, et hibernent durant l'hiver. Elles sont trop petites pour s’approcher d’un feu suffisamment chaud pour travailler le métal, mais trouvent bien leur place dans les sociétés mixtes.

Petits Elfes :

Les elfes sont de loin la race la plus crainte et la plus détestée de tous les humanoïdes. Incapables de synthétiser certaines molécules nécessaires à la vie, les elfes doivent obligatoirement inclure de la chair humanoïde dans leur alimentation, sous peine de dépérir et de mourir. La chair animale ne leur convient pas et provoque des allergies graves.

Malgré l’apport alimentaire en substances essentielles, les elfes souffrent d’un vieillissement accéléré. Leur espérance de vie est relativement courte, mais peut atteindre la cinquantaine avec une attention médicale régulière.

Les elfes produisent un venin opiacé puissant, qui peut assommer une proie bien plus grande que l'Elfe. Bien qu’illégale, la vente de venin pour usage récréatif est un revenu courant pour les elfes. La demande est assurée par la forte dépendance qui s’installe vite à l’usage.

Malgré leur fragilité, les Elfes sont présents dans toutes les régions habitées du monde. Ils sont naturellement timides et souvent agoraphobes. Ils préservent précieusement une langue commune et gardent leurs secrets loin des oreilles des curieux.

Grands Elfes :

Les grands Elfes sont le produit d'un croisement entre un homme Elfe et une femme de n'importe quelle autre race. Avec le temps, plusieurs cultures se sont formées à partir de ces croisements initiaux. Pourvus des adaptations de leurs ancêtres petits Elfes mais sans leur tare, ils sont habituellement grands, gracieux, vigoureux et brillants. Ils conservent l'intolérance pour la chair animale, mais n'ont pas besoin de chair humaine pour vivre : le cannibalisme n'est pas une nécessité, mais il arrive qu'ils le pratiquent par goût. Leurs sociétés sont soit admirées ou craintes. Peu nombreux dans les villes à majorité humaine, ils construisent leurs propres cités ou vivent directement dans la nature, avec une préférence pour la forêt.

Gnomes :

Les gnomes ont le plus souvent mauvaise réputation, sans la mériter: tant leur apparence que leurs manières offensent les autres races, souvent sans que les gnomes ne le remarquent. Entre eux, ils forment des sociétés prospères et harmonieuses, mais ils n'ont jamais développé les manières d'éviter les conflits que les races plus agressives appellent politesse. Ils comprennent les conventions sociales autant que les autres mais ont du mal à croire qu'elles sont importantes.

Les relations physiques avec les gnomes sont à la fois honteuses et objet de fantasmes : autant leur physique court et rond leur donne une allure d'enfant, autant leur sexe démesuré contredit cette illusion.

Gobelins :

Les gobelins sont une petite race entièrement nocturne, chauve, et aux proportions d'enfant. Leurs yeux énormes voient clairement dans l'obscurité presque complète, mais sont blessés par toute lumière vive. Ils peuvent tolérer un éclairage artificiel modéré, mais le soleil les rend instantanément aveugles et peut brûler leur peau mortellement en quelques minutes. Ils peuvent vivre en ville à condition d'avoir un quartier sans éclairage nocturne, et on en trouve des communautés dans la plupart des grottes habitables.

En ville, les gobelins aveugles ont davantage de liberté que les voyants, car ils ne craignent pas les lampes électriques, et les opportunités plus larges de faire du commerce hors de leur communauté en font la classe la plus riche.

Lutins :

Mesurant entre un mètre et un mètre vingt, les lutins sont de distants cousins des fées, résistant comme elles à la poussière et aux venins, et peuvent s'enivrer tant qu'ils veulent sans se rendre malades. La peau se ride rapidement et un lutin dans la force de l'âge a la même apparence qu'un vieillard.

Solitaires, les lutins n'accueillent pas les étrangers de bon gré, et préfèrent bâtir leurs maisons bien éloignées les unes des autres. Ils coopèrent bien malgré cette distance et sont habiles au travail manuel, ce qui fait que leurs communautés sont habituellement riches. Ils n'aiment pas le préjugé leur prêtant une chance surnaturelle, qui ignore le travail derrière leur prospérité.

Incubes :

Aussi connus sous le nom de succubes lorsqu’affichant un phénotype femelle, les incubes sont pourtant tous mâles. Leur taille et leur apparence est extrêmement variable. Leur physiologie excluant de se reproduire entre eux, les incubes se propagent obligatoirement avec un membre d’une autre race.

L’incube se définit par son mode de reproduction : lors du contact sexuel, l’incube émet, au lieu de gamètes normales, des cellules germinales immatures qui s’implanteront dans les voies génitales du partenaire. La tumeur formée cesse de croître après quelques jours et se spécialise pour produire des spermatozoïdes portant l’ADN de l’incube. Si l’hôte est une femme, elle tombera répétitivement enceinte de l’incube. S’il s’agit d’un homme, son sperme contiendra davantage de spermatozoïdes de l'incube que des siens propres. La tumeur demeure active entre deux et dix ans avant de se résorber. Les gènes déterminant tous les traits propres à l’incube se trouvant sur le chromosome Y, seul les garçons seront incubes. Les filles se reproduiront normalement.

En ville, il est interdit à un incube de cacher sa nature à un partenaire, mais cela est difficile à contrôler. Plusieurs jeunes incubes ignorent tout de leur nature et infectent plusieurs hôtes avant d’en découvrir les conséquences.

Les incubes, comme les elfes et les fées, produisent des toxines psychoactives. Bien que recherchées sur le marché noir, celles-ci sont moins activement réprimées, vu la complexité du mélange de molécules qui en complique l’isolement et la conservation et en fait un produit trop rare pour un trafic significatif. Un contact cutané avec la salive suffit à induire un état de suggestibilité et une euphorie modérée de courte durée.

Humains :

Seule des races géantes à occuper tous les continents, les humains sont devenus, depuis plus d’un siècle, plus nombreux que tous les autres humanoïdes réunis. Cependant, leurs tendances grégaires poussées à l’extrême les incitent à construire des villes immenses où ils s’entassent par millions, occupant donc très peu de vastes territoires dans les régions moins urbanisées. On observe toutefois une croissance constante des surfaces construites.

Majoritaires dans plusieurs civilisations puissantes, les humains ont l’occasion d’influencer la loi en leur faveur, aussi les autres races soulèvent-elles souvent des problèmes entraînés par cette situation. Les systèmes démocratiques modernes s’efforcent de contrebalancer cet effet, mais n’y parviennent qu’en partie.

Malgré leurs capacités industrielles, la productivité des humains surprend, car vue de l’extérieur, la majeure partie de leurs activités semble vouée à tuer le temps. Ils semblent en fait paresseux et lâches individuellement, et invincibles collectivement.

Orcs :

Presque aussi craints que les Elfes, les Orcs ne sont pas entourés de mystères et de rumeurs comme ceux-ci : leur menace vient de leur force brute et de leur férocité. Pourtant, voilà quelques décennies qu'ils se tiennent tranquilles, confinés par un traité à une réserve qu'ils ne peuvent quitter que sous de strictes conditions.

Les Orcs sont une race qui s'est faite elle-même : à partir d'hybrides humain-troll, ils ont appliqué une politique eugéniste assez longtemps pour se faire une descendance à leur goût : grands, forts, braves... et à moitié fous. La tradition de castrer les fils les moins satisfaisants semble heureusement en voie de disparition, parfois remplacée par l'extraction des défenses, jugée suffisante pour rendre les jeunes hommes moins attrayants pour les femmes du patriarche. Seule la classe dirigeante a le droit de se marier, et chaque caste a ses propres obligations, mais le tempérament erratique et peu obéissant des Orcs force ces règles à être appliquées lâchement.

Trolls :

Un Troll est une créature grande, lourde, poilue, puante et heureuse. Leur corps puissant leur donne force et santé, et leur caractère simple ne perd pas de temps à s'inventer des complexes. Ils peuvent se nourrir de presque n'importe quoi et sont plus à l'aise dans les climats froids. Leur odeur leur permet de reconnaître la parenté d'individus qu'ils rencontrent pour la première fois.

Les Trolls ont malheureusement un statut assez bas dans les sociétés mixtes. Ils ont longtemps été confinés aux travaux physiques et peu de ressources sont allées à leur éducation. Leur apparence bestiale et leur odeur forte incite de nombreux humains à les voir comme de simples animaux, et leur faible natalité les empêche de devenir un groupe démographique intéressant pour les politiciens. Bien que capables de violence, les Trolls sont de mauvais guerriers, trop émotifs et protecteurs pour tolérer que leur vie ou celle de leurs pairs soit mise en danger.

Diablotins:

Bien qu'ils partagent leur petite taille et leur capacité à voler, les diablotins ne sont pas apparentés aux fées. Leurs ailes sont solidaires à leurs bras et ne repoussent pas après une blessure. Mal adaptés à l'hiver, certains ont réussi à s'établir dans des climats hostiles en s'installant dans les maisons de créatures plus grandes. Bien que leurs besoins soient modestes, ils sont fortement territoriaux et, lorsqu'ils adoptent ce mode de vie parasitaire, ils s'assurent que leur hôte demeure seul, s'efforçant de repousser ou même de tuer toute compagnie indésirable. Héberger un diablotin garantit une vie de malheur. Lorsque leur besoin en hébergement est assuré, les diablotins sont des membres productifs de la société, mais lorsqu'un individu a des ennuis avec la loi, se replier sur cette stratégie peut être bien tentant.

Hybrides :

Les différentes races composant la société ne constituent pas des espèces distinctes, et n’importe laquelle peut se reproduire avec n’importe quelle autre. Bien que certaines combinaisons soient plus communes que d’autres, aucune ne semble impossible. Pour des raisons pratiques évidentes, la majorité des croisements se produisent entre des races de taille plus ou moins semblable.

Un individu est considéré hybride s’il possède moins de 80% de matériel génétique de la même race. En milieu urbain, environ une personne sur vingt répond à ce critère. Les recherches génétiques ont montré que les spécimens purs sont une exception rarissime, parfois rencontrés chez des populations insulaires .

Les hybrides de première génération ont une apparence et une physiologie relativement uniformes, tandis qu’à la seconde génération, l’expression de traits récessifs est imprévisible. Certaines combinaisons peuvent se révéler moins favorables que d’autres. Par exemple, un enfant au quart fée pourrait produire de la poussière, mais ne pas avoir hérité des neurorécepteurs insensibles à son effet, et risque des troubles psychologiques si une attention particulière n’y est pas portée. Par chance, la majorité s’en tire globalement bien et les problèmes de santé ou d’adaptation sévères sont rares.

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